Exécution de Troy Davis : De l’inanité d’un crime légal
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En principe, sauf miracle de dernière minute, au moment où vous lisez ces lignes, Troy Anthony Davis aura déjà passé de vie à trépas par suite d’une injection létale. Les multiples interventions, dont les plus notables sont celles du pape Benoît XVI (à travers le nonce apostolique aux Etats-Unis), de l'évêque sud-africain Desmond Tutu (prix Nobel de la paix 1984), d’Amnesty International, n’auront donc pas pu le sauver du macabre terminus du couloir de la mort.

La Zambie : voilà un pays de l’Afrique australe dont on parle peu sous nos tropiques, mais qui constitue un des rares pays africains où la démocratie et la stabilité ont droit de cité. Les résultats des élections dans cette contrée sont souvent très serrés, loin des «tukguili (1)» et autres scores à hauteur d’homme.
Hissène Habré peut à présent pousser un ouf de soulagement, mais tout de même il aura eu chaud ! Le président sénégalais, Abdoulaye Wade, qui promettait de le renvoyer dans son Tchad natal où il est déjà condamné à mort, finalement, aura lui-même cédé à la pression qui l’enserrait de toutes parts, au point qu’il décide à présent de suspendre l’expulsion de son fort encombrant hôte.
Non, le miracle n’aura pas lieu pour Nafissatou Diallo : la troisième comparution de DSK aura été celle de la bonne fortune. Il la subodorait déjà, puisque mardi 22 août 2011, les assistantes de Cyrus Vance Jr notifiaient à la plaignante, Nafissatou Diallo, la décision du procureur d’abandonner les poursuites contre DSK. La séance du 23 août n’avait pour objectif que l'entérinement de ladite mesure par le juge ; ce qui fut fait séance tenante, puisque Michael Obus déclara classée l’affaire DSK, mettant fin à une affaire juridique des plus rocambolesques qui dura trois longs mois et demi.